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Grossesse sous DIU (stérilet)

Dernière mise à jour : 13 déc. 2022


Je tiens à préciser que même si vous trouvez le mot femme ou des défauts d'écritures inclusives (que je ne maitrise pas), mes articles s'adressent à tous le monde.

​Dans cet article j'utiliserais l'acronyme DIU (Dispositif Intra Utérin) même si je ne suis pas fan des acronymes, parce que le mot stérilet n'est pas un bon terme puisque ce moyen de contraception ne rend pas stérile !

En France, 72 % des interruptions de grossesse concernent des personnes utilisant un moyen de contraception. Si les chiffres sont officiels, très peu de recherches nationales statistiques existent à ce sujet pour avoir des informations plus précises.


Si on entend parler du pourcentage de risque de grossesse pour telle ou telle contraception, une donnée très statistique, le sujet est rarement abordé et assez peu de prévention est faite en ce sens. Il semble que ce soit un terrain glissant, car il ne faudrait pas tomber dans le discrédite des contraceptions qui quoi qu'il arrive ne sont jamais fiables à 100 %.

Le problème de ce manque d'information et qu'il peut induire une culpabilisation des personnes face à « l'échec contraceptif ».


Cet article est consacré aux grossesses sous DIU, il n'aborde pas les grossesses sous d'autres contraceptifs. La première partie, expose des informations « généralistes » sur le DIU et sur les échecs contraceptifs de cette méthode. La seconde partie s'intéresse à la dimension humaine et émotionnelle d'une grossesse non désirée alors même qu'un DIU est utilisé comme moyen de contraception.


Parler des grossesses sous contraception, c'est faire davantage de prévention et de sensibilisation. Il ne s'agit pas juste de prescrire des contraceptifs pour jouir de sa sexualité en évitant les grossesses ! Ce n'est pas si simple et linéaire. Nous devons parler de ces sujets, afin de pouvoir gérer au mieux sa fertilité.



Première partie : information généraliste


1. Les différents types de DIU

2. Principe de précaution

Douleurs et DIU

DIU chez les nullipares

3. L'indice de PEARL

4. Qu'en est-il vraiment dans les faits ?

5. Grossesse sous DIU

6. Les risques d'une grossesse sous DIU

7. Que faire ?


Deuxième partie : approche émotionnelle et humaine


7. « Ca n'arrive qu'aux autres »

8. Vague de sentiments

9. Et après ?



Ce sujet me tient à cœur, car Tisseuse de Soi est né suite à une grossesse sous DIU qui a généré beaucoup de colère et d'incompréhension. En mai 2020, j'ai été très malade, au début, j'ai cru que j'avais du mal à me remettre de ma dernière soirée et puis au bout de 48 h et de nombreuses nausées, j'ai bien dû me rendre à la raison. J'ai fait une prise de sang, juste pour être sûr, juste pour écarter cette idée. Ce n'était pas possible, j'avais un DIU, je n'avais pas dépassé la date de péremption, j'étais allé régulièrement voir des sages-femmes. Non, c'est sûr, ce n'était pas ça, je n'étais pas enceinte ! Quand j'ai lu le résultat et qu'il était positif, j'ai fondu en larmes. Le choc a été violent, j'avais fait le choix du DIU pour avoir la « paix », après une premier interruption volontaire de grossesse à 25 ans. Je n'avais jamais pensé aux pourcentages d'échec de mon moyen de contraception.


PREMIERE PARTIE : INFORMATION GÉNÉRALISTE


LES DIFFÉRENTS TYPES DE DIU


Les DIU (Dispositifs Intra Utérin) est un moyen de contraception qui s'insère dans la cavité utérine. Il est souple, mesure quelques centimètres et se termine au bout par des fils qui permettent de vérifier sa présence et de le retirer plus facilement.


Grossesse sous stérilet
Dispositif Intra Utérin : le stérilet

Il en existe plusieurs sortes, mais les deux principales sont le DIU hormonal et le DIU au cuivre. La forme et la taille du DIU hormonal et du DIU au cuivre sont identiques : en forme de « T », d'un diamètre d’environ 3 cm et une longueur de 3,5 cm. Les deux « branches » sont légèrement courbées et flexibles afin de faciliter son insertion et d'épouser les formes de l’utérus.


Le DIU hormonal :


Il contient une hormone progestative (le lévonorgestrel) délivrée en petite quantité pendant approximativement cinq ans. Cette hormone à deux actions principales :

  • Amincissement de la muqueuse utérine empêchant la nidation, c'est-à-dire empêcher tout ovule de s’y fixer.

  • Épaississement des sécrétions cervicales (du col de l’utérus) devenant infranchissable pour les spermatozoïdes.

Cette hormone diminue également la durée et le volume des règles ainsi que les douleurs qui les accompagnent. Parfois, les menstruations ne surviennent plus du tout.


Le DIU au cuivre :

Le cuivre qui recouvre le dispositif agit à deux niveaux :

Grossesse sous stérilet
DIU au cuivre
  • Les ions (atomes) de cuivre qui se diffusent uniquement dans la cavité utérine ont une action spermicide, c'est-à-dire qu'ils inactivent les spermatozoïdes.

  • L'utérus développe une réaction inflammatoire qui modifie l'endomètre. Ce dernier ne peut plus accueillir d'ovule.


Plus la surface cuivrée est grande, plus le DIU est efficace, car c’est le cuivre, qui est contraceptif.

Il existe aussi des DIU au cuivre multibras ou encore des DIU « ballerine », mais leur spécificités ne sont pas abordé dans cet article.


Grossesse sous stérilet
DIU Ballerine dit stérilet à perles


PRINCIPE DE PRÉCAUTION DU DIU


Douleurs et DIU


Une douleur importante lors de la pose du DIU doit appeler à vigilance. Ce faire poser ce moyen de contraception n'est pas agréable, mais il n'est pas normal de ressentir une douleur très intense ou bien même parfois de s'évanouir !


Il faut savoir qu'en France la pince de Pozzi est encore d'usage (alors que dans certains pays, comme l'Angleterre, cet outil barbare est révolu). Bien souvent, lors de la pose du DIU les médecins utilisent cette pince pour saisir le col. Cette première étape peut être source de vives douleurs, surtout pour les femmes n'ayant pas eu d'enfant pour qui les fibres du col sont très sensibles. Pour les femmes ayant accouché, il est possible de ne rien sentir.


Notre corps étant intelligent, si cette première phase de la pose est douloureuse, c'est tout l'appareil génital qui se contracte, dans une sorte d'instinct protecteur, ce qui peut rendre la suite de la pose également douloureuse. Donc moins il y a de douleurs, plus il est « facile » d'installer le DIU correctement. Il est possible de prendre des anti-inflammatoires une ou deux heures avant la pose du DIU (le spasfon et le paracétamol sont inefficaces pour les douleurs utérines, le Misoprostol n’a pas fait la preuve de son efficacité pour aider lors de la pose).


Il y a d'autres méthodes pour éviter l'utilisation de la pince de Pozzy. Je vous invite à lire l'article de Martin Winckler à ce sujet et vous pouvez bien évidemment demander à votre soignant quelle méthode il utilise avant de vous faire poser le DIU.

Article de Martin Winckler : La pose d'un Diu est-elle toujours douloureuse ?


Pour Martin Winckler, une fois le DIU posé, il ne doit plus y avoir de douleur dès le lendemain : « un DIU qui fait souffrir plusieurs jours est un DIU mal posé. [...] Un DIU correctement posé dans la cavité utérine se fait oublier immédiatement ». Si le DIU fait mal il faut le retirer !


Il n'est pas possible de faire un lien de cause à effet direct entre douleur à la pose et efficacité du DIU. Toutefois, il faut prêter attention à cette douleur. Les points suivants sont des points informatifs de vigilance et nullement des situations qui arrivent à chaque pose de DIU.

La douleur peut être le signe que le soignant à perforer le muscle de l'utérus et que le DIU n'est pas dans la cavité utérine et donc évidemment inefficace. Une échographie de contrôle, permet de vérifier l'emplacement du DIU.

Si lors de la pose du DIU, il y a eu trop de douleurs et donc trop de contractions de l'utérus, il est possible que ce dernier cherche à expulser ce corps étranger, dans les jours ou les semaines suivant la pose. Même cas de figure, si vous avez des règles douloureuses avec beaucoup de contractions de l'utérus avant la pose.


DIU chez les nullipares*


*femme n'ayant pas eu d'enfant


En France, il est autorisé de poser des DIU à des nullipares depuis 2004. En 2016, la HAS (Haute Autorité de Santé) précise que les DIU doivent être systématiquement proposé à toutes les femmes, sauf contre indication particulières.


Toutefois, il est vrai, comme évoqué plus haut, que la plus part des études s'accordent à dire que la douleur est plus importante chez les nullipares. Mais ceci peut être lié à l'utilisation de la pince de Pozzy et aux sensibilités des tissus.


Il est recommandé de poser des DIU de petite taille dont la pose semblerait plus facile et moins douloureuse, mais attention un plus petit DIU peut être moins efficace chez certaines personnes. Ainsi, la HAS recommande que la pose soit précédée d’un examen gynécologique afin d’estimer la taille, la forme et la position de l’utérus, et si possible d’évaluer la hauteur de l’utérus.

Statistiquement, un DIU même bien posé est un peu moins efficace chez une femme nullipare et avant 25 ans, mais cela est davantage lié à la fertilité qu'au DIU en soi (la fertilité diminuant avec l'âge). L'indice de PEARL (cf. ci-dessous) du DIU est donc meilleur après 30 ans. Il existe cependant, « un taux d’expulsion et d’effets indésirables légèrement augmentés [...] ainsi qu’une insertion parfois plus douloureuse», selon l’expérience et la méthode du soignants. Toutefois, le DIU est une méthode contraceptive plutôt bien toléré par les patientes, avec une bo efficacité.

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00862248/document


Si vous êtes nullipares l'efficacité du DIU tiens plus en la qualité de la pose et des examens gynécologiques qui l'ont précédé que dans le fait de ne pas avoir eu d'enfant. Sur le domaine de la prescription et la pose des DIU la pratique des professionnels de santé doit évoluer.


Je remercie Martin Winckler qui a répondu à mes questions pour me permettre de rédiger cette partie. Si vous voulez tous savoir sur le DIU : tous les articles de Martins Winckler

L'INDICE DE PEARL


Officiellement, l'efficacité des différentes contraceptions est mesurée par l'indice de PEARL. Cet indice est utilisé comme indicateur comparatif de l’efficacité des différents moyens contraceptifs.


Il correspond au nombre de grossesses non désirées pour 100 femmes par an qui utilisent le même moyen de contraception et indique le taux d’échec. En d’autres termes, il indique la proportion de femmes utilisant un moyen de contraception qui tombent enceintes dans l’année malgré l’utilisation, par exemple, de la pilule. Plus l'indice de Pearl est bas, plus la méthode serait fiable.


Toutefois, il s'agit d'une base de calcul théorique, d'ailleurs, les données sur l’indice de Pearl varient considérablement dans la littérature. Par exemple, on peut trouver une valeur entre 0,1 et 8 pour l’indice de Pearl de la pilule. De multiples facteurs peuvent faire varier ce calcul théorique : fréquence des rapports sexuels, taille de l'échantillon, âge, poids, durée de l'étude, biais, erreurs méthodologiques…


En France, chaque dispositif présente un indice de Pearl théorique, et un indice pratique (c'est à dire en fonction de l'utilisation courante), comme illustré dans le tableau de l'indice de Pearl ci-dessous.

Source : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2013-03/synthese_methodes_contraceptives_format2clics.pdf


QU'EN EST-IL VRAIMENT DANS LES FAITS ?


Au vu du nombre énorme de témoignages de grossesse sous DIU, il serait dangereux de croire que l'indice de PEARL est d'une fiabilité à toute épreuve.


On ne peut pas affirmer que, en 2017, le taux d’échec du DIU au cuivre est, dans les faits, de moins de 1 %, comme l’indique l’OMS. Mais ce que révèle notre enquête, c’est que, à moins d’une défaillance monumentale des DIU au cuivre, une moindre efficacité de ce moyen de contraception ne serait notée par aucun organisme. Aucun.

Ne pouvant ni mener une enquête statistique représentative, ni partager suffisamment de témoignages individuels à ce sujet, si vous souhaitez en savoir plus je vous invite à lire l'article de Slate.fr On a voulu savoir si les stérilets au cuivre étaient aussi efficaces que promis, dans lequel les auteurs ont bien mieux fait ce travail et avec plus de moyens. Toutefois, voici un exemple de ce que je continue à dénoncer : un manque éthiquement insupportable de recherches sur ces sujets dans le monde francophone !


Les chiffres officiels mentionnés sont loin d’être récents. Pour dire que le DIU au cuivre a une efficacité pour prévenir les grossesses supérieures à 99%, l’OMS s’appuie sur un rapport de 1987. D’il y a trente ans donc.

Extraits de l'article Slate cité ci-dessus.


Sachez qu'il arrive que des DIU soient retirés du marché, car il y a trop de grossesses avec celui-ci.


GROSSESSE SOUS DIU


Malgré le « bon » indice de PEARL des DIU, il arrive que l'effet contraceptif échoue et qu'une grossesse [clairement] non désirée survienne. Il existe plusieurs raisons qui peuvent aboutir à une grossesse sous DIU, mais parfois, il n'y a pas d'explication. Dans ces cas-là, il peut être difficile d'accepter la situation sans comprendre ce qui s'est passé, d'une part parce que l'on peut avoir besoin que notre situation soit considérée, d'autre part parce que nous avons besoin d'explication pour nous protéger mieux à l'avenir pour ne pas revivre cette situation.


Quelles peuvent être les causes d'une grossesse sous DIU ?

  • Tout d'abord, si le DIU n'est pas en place. Dans ce cas, l'action mécanique ne peut être effective et une grossesse peut arriver. Les raisons d'un DIU qui se déplace sont variables et pas toujours évidentes à déceler.

  • Il existe aussi un délai d'efficacité. Le DIU hormonal conserve une efficacité pendant 3 à 5 ans selon le modèle. Au-delà, l'hormone progestative qu'il contient a été diffusée, et son action s'affaiblit. Il faut alors le changer sous peine d’inefficacité.

  • Sur les centaines de millions de spermatozoïdes que contient le sperme, il peut arriver qu’un petit nombre échappe aux ions de cuivre et passe tout de même dans les trompes. Dans les trompes, il n’y a pas d’ions de cuivre, ils peuvent donc aller féconder un ovocyte.


LES RISQUES D'UNE GROSSESSE SOUS DIU


Même si la situation qu'engendre une grossesse sous DIU peut être effrayante, il ne faut pas paniquer. Il faut prendre les choses dans l'ordre, à commencer par contacter un professionnel de santé, de confiance de préférence, afin de vérifier si le DIU est toujours dans l'utérus et de le retirer dans la mesure du possible. Vous pouvez aussi le retirer vous-même si les fils dépassent bien et son assez long au niveau du col de l'utérus,


En savoir plus sur l'auto retrait de son DIU.


À ce sujet vous trouverez sur le site Gynandco.wordpress une liste de soignant·e·s pratiquant des actes gynécologiques avec une approche féministe (qu’il s’agisse de gynécologues, de médecins généralistes ou de sages-femmes).


Attention, laisser un DIU en place si vous tombez enceinte augmente le risque d'avortement spontané, d'avortement septique, de septicémie, de choc septique, de travail prématuré, d'accouchement prématuré, d'hystérectomie ou d'infertilité.


Même s'il ne faut pas paniquer, il est nécessaire de communiquer et d'informer sur les risques d'une grossesse sous DIU. Le risque principal est la fausse-couche.


Il y a aussi un risque accru de grossesse extra-utérine, ce qui ne signifie pas que les DIU augmentent les GEU. D'après le site internet de Martin Winckler : « chez une femme qui porte un DIU, quand une grossesse survient, la probabilité qu’elle soit dans la trompe est élevée, et on recommande toujours, dans cette situation, de vérifier l’emplacement de la grossesse. Le vieil adage "Toute grossesse sur DIU est une grossesse extra-utérine jusqu’à preuve du contraire" est donc justifié par la prudence, même si dans les faits, ce n’est pas toujours le cas. C’est comme le vieil adage : "Tout retard de règles est une grossesse jusqu’à preuve du contraire". Il faut d’abord penser à l’explication la plus probable pour parer à toute éventualité et y faire face. Dans le cas d’une GEU, la rapidité est essentielle à la prévention d’une complication. » Il faut donc rapidement réaliser une échographie.


Pour en savoir plus : https://www.martinwinckler.com/Les-DIU-sterilets-provoquent-ils-des-GEU-grossesses-extra-uterines-Mise-au



QUE FAIRE ?


  1. Confirmer la grossesse : prise de sang, test urinaire, échographie ...

  2. Contacter un soignant : prendre un rendez-vous chez votre gynécologue ou sage-femme (de préférence qui a l'appareillage pour faire une échographie sur place) ou bien se rendre à l'hôpital

  3. Faire une échographie

  4. Retirer le DIU

  5. Choisir si l'on veut poursuivre ou non la grossesse



DEUXIÈME PARTIE : APPROCHE ÉMOTIONNELLE ET HUMAINE


« ÇA N'ARRIVE QU'AUX AUTRES »

Cette deuxième partie est consacrée à une approche plus humaine et émotionnelle. Elle se base à la fois sur mon expérience personnelle, sur des témoignages qui m'ont été confiés et sur un questionnaire en ligne que j'ai diffusé. Il ne s'agit pas ici d'informations statistiques ou scientifiques.



De manière générale, les personnes savent qu'il y a un pourcentage d'échec pour le DIU, soit elles en ont été informé, soit elles l'on lu sur la notice (si on lit la notice de son DIU), soit elles savent qu'aucun contraceptif offre une protection sûr à 100 %. Toutefois dans l'esprit des usager·ères cela reste un chiffre très théorique et une possibilité qui « n'arrivent qu'aux autres ». Et puis comme l'indique l'indice de PEARL, en usage pratique, le DIU reste un moyen contraceptif très fiable alors la surprise est d'autant plus grande. Finalement, tant qu'on ne vit pas une grossesse non désirée alors même que l'on utilise un contraceptif, ces risques restent très abstraits.


La forme de « déni » pouvant être induite par la perception théorique de la possibilité de grossesse sous DIU, peut entraîner un temps plus long avant de détecter la grossesse puisque dans notre esprit, il semble quasi impossible d'être enceinte. Il est donc important de faire de l'information à ce sujet, car si l'option d'interrompre la grossesse est choisie, il n'y a pas de temps à perdre au vu des délais. Bien sûr, il est possible de poursuivre la grossesse, s'il n'y a pas de problème majeur au niveau de la nidification.


VAGUE DE SENTIMENTS


D'après les retours que j'ai eus, lorsque les personnes confirment la grossesse, elles ressentent en premier lieu du désarroi et de la confusion, c'est-à-dire une forme de trouble morale impliquant de l'anxiété : une réaction légitime face à une grossesse non désirée.


Le sentiment d'impuissance est revenu plusieurs fois, et cela est significatif. L'impuissance implique d'être confrontées à ses limites d'action. Nous pensions notre fertilité « sous contrôle » et nous prenons conscience de manière assez violente que non. Une réalité qui peut être difficile à accepter.

- Le sentiment d'impuissance dans ce contexte peut être d'ordre émotionnel : le débordement émotionnel tétanise, il ne permet pas d'agir dans l'immédiat.

- Il peut être moral, si par exemple, on rejette ou refuse l'IVG pour soi, et que l'on se retrouve confronté au sentiment d'agir contre sa morale (c'est-à-dire ce qui est apparaît bon ou pas dans mon système de valeurs).

- Et enfin, le sentiment d'impuissance face à la charge mentale de la gestion de la contraception peut être très lourd et peut entraîner une forme de découragement face à la contraception.


Dans un grand nombre de cas, les personnes ayant vécu une grossesse alors qu'elles avaient un DIU, ressortent du rendez-vous médical sans savoir pourquoi leur méthode de contraception n'a pas bien joué son rôle. Alors que nous pouvons souhaiter comprendre et avoir des explications, il faut savoir qu'il n'y pas forcément de raisons tangibles, et même s'il y en avait une, il serait trop difficile de donner une explication précise et faible. Sachez que si on vous a dit que vous auriez dû faire des échographies annuelles pour vérifier l'emplacement du DIU, ne vous culpabilisez pas, des grossesse avec un DIU peuvent arriver même si ce dernier n'a pas bougé. Il faut avoir que ce sont des choses qui arrivent et sûrement plus que l'on ne le pense.


Ne vous culpabilisez pas ! Ce n'est pas de votre faute. Selon les études, dans sa vie fertile une personne menstruée connaît environ 450 cycles menstruels, soit plus ou moins 450 ovulations (il est possible de ne pas ovuler lors d'un cycle). Il est vain de penser que ce parcours ovulatoire peut être « gérer » sans aucun « contre-temps », nous ne sommes pas des machines.


Si vous ressentez le besoin de vous faire accompagne suite à cette épreuve, n'hésitez pas. Il est légitime de vouloir prendre soin de soi et de se sentir écouté et soutenu.


Si vous voulez en savoir plus sur les émotions lors d'une IVG :

Lire l'article de Tisseuse de Soi, IVG : émotions et sentiments



ET APRÈS ?


Quelle contraception choisir après une grossesse sous DIU ? Comment faire de nouveau confiance à sa contraception ?


La meilleure contraception est toujours celle que l'on choisi en ayant connaissances de ces avantages et de ces inconvénients. Le tout est d'admettre définitivement qu'aucune contraception n'est fiable à 100 %.


Vous aurez donc le choix entre le préservatif, la pilule, l'implant, le DIU hormone, le DIU cuivre, la cape cervicale ... mais vous pouvez aussi choisir la symptothermie ! Une méthode non-intruisive basée sur l'observation de sa température basale et de la glaire cervicale, que je recommande et pratique. Cette méthode est très fiable et permet une découverte incroyable de son corps qui entraîne une connaissance de son cycle ovulatoire et de son corps avec tous les petits changements qui peuvent survenir tout au long de notre cycle.


Pour en savoir plus sur la symptothermie : tu peux suivre Eugénie Tabi, qui est formatrice en symptothermie moderne et qui organise régulièrement des webinaires à ce sujet. Je conseille sincèrement de se former avec une spécialiste pour pratiquer la symptothermie, c'est un gain de temps et de confiance dans la pratique.


Le site internet d'Eugénie : https://www.la-symptothermie-avec-eugenie.fr/



Merci de m'avoir lu



Je tiens à préciser que lorsque j'ai fait des recherches pour cet article, la majorité d'articles que j'ai pû lire traiter de cette situation dans le cadre d'une poursuite de grossesse, notamment au niveau des risques, ce qui démontre bien, encore une fois que l'information dans le cadre des interruptions de grossesse provoquée est laissé de côté.





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